Accueil arrow Activités & Direction arrow Les communiqués
Les communiqués Print
UPC

COMITÉ DIRECTEUR / STEERING COMMITTEE

A PROPOS DE LA CRISE SOCIALE AU JOURNAL « LE MESSAGER »
Déclaration du Bureau du Comité Directeur de l’UPC

Le Bureau du Comité Directeur (BCD) de l’Union des Populations du Cameroun (UPC) réuni le 06 Février 2010 a été informé que depuis le 02 décembre 2009, la crise sociale qui a cours au quotidien privé « LE MESSAGER » depuis 2008, s’est aggravée.

Certains employés, n’ayant plus les moyens de se rendre à leur lieu de service, ont décidé d’observer un arrêt de travail jusqu’à paiement intégral des arriérés de salaire qui à ce jour-là s’élevaient à 7 (sept) mois. La direction du journal, tout en reconnaissant le bien fondé des revendications, regrette que le mouvement ait été déclenché sans le préavis de grève et sans décision de permettre un service minimum. Monsieur Puis NJAWE, patron de Free Média Group (éditrice du journal), que le Secrétariat du Comité Directeur de l’UPC a rencontré le 1er février 2010, déclare que son personnel a été instrumentalisé à dessein par les ennemis d’une presse indépendante. Ainsi a-t-il demandé à 10 (dix) journalistes de rester chez eux jusqu’à l’apurement de la dette.

Le 24 décembre 2009, 3 (trois) mois d’arriérés de salaire ont été versés aux travailleurs sans promesse formelle pour les 4 (quatre) mois restants, sans information sur la situation exacte du personnel mis tacitement en congé.

Le BCD de l’UPC, tout en notant les raisons évoquées par la Direction du journal, souligne également que les journalistes ont consenti d’énormes sacrifices pendant 7 (sept) mois au point d’être aujourd’hui surendettés, vivant dans la précarité. Tout comme le BCD de l’UPC trouve curieux qu’il y ait, au sein du premier quotidien privé de notre pays, des travailleurs non affiliés à la Caisse Nationale de la Prévoyance Sociale avec des conséquences sociales

Le situation du quotidien « Le Message » est d’autant plus préoccupante que ce journal âgé de 30 (trente) ans occupe une position particulière dans l’échiquier de la presse nationale.

Le Bureau du Comité Directeur de l’UPC :
  • CONDAMNE toute politique qui privilégie la recherche du profit maximum au détriment des conditions salariales.
  • SOUTIENT les travailleurs en général et ceux du journal « LE MESSAGER » en particulier qui se battent quotidiennement pour la défense de leurs droits.
  • RECOMMANDE la reprise du dialogue social au sein de l’entreprise « LE MESSAGER » avec la participation du Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC) et du Syndicat des Journalistes Employés du Cameroun (SJEC).
  • SOUTIENT les entrepreneurs de la presse dans leur lutte pour la ratification de l’accord de Florence auquel le Cameroun a adhéré depuis le 15 mai 1964, qui demande aux Etats de faciliter l’accès aux intrants, de manière à l’alléger le coût de production des journaux.
  • DENONCE avec force le chantage alimentaire exercé sur la presse par les annonceurs, dont le gouvernement du RDPC fait partie à travers le Ministère des finances ; une manoeuvre honteuse visant à domestiquer la presse indépendante à défaut de la tuer.
  • INTERPELLE le Ministre de la Communication à prendre des mesures tendant à favoriser une meilleure distribution des journaux, au lieu de passer son temps à divertir le Peuple par des banalités à propos de « l’Opération Epervier ».
  • DEMANDE au Ministère de la Communication et aux Députés de mettre en place une Loi accordant d’office un pourcentage de publicité aux journaux imprimés, de moins en moins sollicités par les annonceurs.
  • APPELLE tous les partenaires de la négociation (Gouvernement, Syndicats de journalistes, Syndicats des éditeurs), à la mise en application sans délai de la Convention Collective des journalistes.
  • CONDAMNE le Pouvoir RDPC et ses alliés, qui manoeuvre sans cesse contre l’émergence de journaux indépendants. Aujourd’hui c’est « LE MESSEGER », demain ce sera un autre.
  • REITERE son invite à la solidarité dans la lutte de tous les hommes et femmes de médias, pour l’édification d’un vaste mouvement populaire, passage obligé pour l’avènement d’un Kamerun nouveau, démocratique et prospère.
Douala, le 06 Février 2010

Pour le Bureau du Comité Directeur

KINGUE ETOUKE Samuel                                                                          AWOUMOU Jean Arthur
   Président de séance                                                                                   Secrétaire de séance

Dr Samuel MACK-KIT                      MOUKOKO PRISO                               Hilaire HAM EKOUE
Président de L’UPC                    Secrétaire Général de l’UPC                  Secrétaire National à la Presse
                                                                                                                  et Communication



COMITE DIRECTEUR / STEERING COMMITTEE

A propos de la crise sociale à Orange Cameroun
Déclaration du Secrétariat du Bureau du Comité Directeur

Une sociale a secoué la société Orange Cameroun au mois de Décembre dernier. Les employés qui demandaient entre autres à la direction d’aligner leurs salaires et leurs conditions de travail sur celles d’une société concurrente de la place, ont déclenché, après plusieurs tentatives de discussion avec la Direction, un mouvement de grève qui a duré du 09 au 15 Décembre 2009.

Ce mouvement a obligé la Direction à négocier. Elle a reconnu le bien fondé des justes revendications des employés.

Mais après la fin de la grève, la Direction d’Orange Cameroun, qui est en fait une filiale de France Télécom, est passée aux représailles en sanctionnant les grévistes, particulièrement tous ceux qui se sont montrés combatifs pendant le mouvement :

- 5 employés ont été licenciés dont trois délégués du personnel et représentants syndicaux et d’autres employés ont écopé d’avertissements, de blâmes et de mises à pied.

L’Union des Populations du Cameroun (UPC) :
- Condamne fermement ces licenciements et ces sanctions qu’elle considère comme abusifs.
- S’inquiète du poids excessif de certains annonceurs (Orange notamment) dans le paysage audiovisuel qui est de nature à pervertir le traitement de l’information se rapportant à ces annonceurs.

L’UPC dénonce le fait que des annonceurs ne paient pas leurs factures aux médias et contribuent donc à l’asphyxie des dits médias.

L’UPC :
- Rappelle que le droit de grève est reconnu par le code du travail et que pour cela, les délégués du personnel et les responsables syndicaux sont protégés et ne peuvent être sanctionnés pour fait de grève.

L’UPC attire l’attention sur le scandale des licenciements de salariés au statut protégé (délégués du personnel) qui sont avalisés par les inspecteurs du travail nommés par le gouvernement du RDPC.

L’UPC demande :
- à la Direction d’Orange Cameroun de réintégrer les salariés licenciés et d’annuler les autres sanctions des personnels non licenciés.
- à France Télécom de revenir sur les mauvaises décisions d’Orange Cameroun, de veiller à y assurer un climat social serein non stressant et de renoncer à une gestion colonialiste des travailleurs camerounais, surtout 50 ans après ‘’les indépendances’’.
- au Ministre du Travail d’intervenir auprès de la direction Orange pour l’annulation de toutes ces sanctions pour fait de grève. Il y va de sa responsabilité ;
L’UPC se félicite :
- du soutien apporté aux syndicalistes par la CFDT, le Manidem, le syndicat SUD entre autres.
au Ministre du Travail d’intervenir auprès de la direction Orange pour l’annulation de toutes ces sanctions pour fait de grève. Il y va de sa responsabilité ;

L’UPC soutient les travailleurs d’Orange en lutte.

L’UPC soutient tous les Camerounais en lutte pour défendre leurs droits.

L’UPC invite en cette année du cinquantenaire: les syndicats, les organisations de défense des droits des travailleurs et des droits de l’homme, les partis politiques ainsi que la société civile, à soutenir la lutte des travailleurs d’Orange, et de tous ceux qui se battent pour leurs droits.

Douala le 09 Février 2010

Pour le Bureau du Comité Directeur

Hilaire HAM EKOUE                                                                                                Melvin Barnabé MASSONGO
Secrétaire National chargé                                                                                               Membre du BCD
de la Communication
                                                                     Catherine ADOMO
                                                                      Membre du BCD


COMITE DIRECTEUR / STEERING COMMITTEE

RECONSTRUIRE L'UPC
EN RASSEMBLANT LES UPECISTES ANCIENS ET NOUVEAUX !

Déclaration du Bureau du Comité Directeur de l’UPC


Le Bureau du Comité Directeur de l'UPC s'est réuni le 26 Avril 2008 à Douala en sa rencontre mensuelle ordinaire. Il a examiné attentivement la situation actuelle du pays et fait le point sur la préparation du Congrès du parti convoqué pour le mois d'Août 2008 avec pour thème :  "Poursuivre la Reconstruction de l'UPC pour un vrai changement au Kamerun".
 
1. Le Bureau du Comité Directeur note que le contexte national actuel est dominé par : (a) une misère toujours grandissante du peuple; (b) la vie toujours plus chère et de plus en plus insupportable; (c) la corruption toujours plus envahissante, et (d) la précarité toujours plus profonde de la situation des jeunes dont les problèmes fondamentaux (manque d'emplois, formation professionnelle inexistante ou presque, et formation initiale de plus en plus sabotée) ne peuvent manifestement  recevoir aucune solution positive avec le pouvoir corrompu du RDPC.
 
Cette situation est aggravée par le refus désormais plus clair que jamais, de M. Biya et ses alliés, de s'attaquer vraiment aux chefs notoires de la corruption. Au contraire, les chefs de file de l'aile ultraconservatrice du  RDPC s'appliquent plutôt à rassembler les forces et couches sociales conservatrices de tout le pays.
 
2. Ce contexte global est rendu encore plus dramatique par l'entêtement effarant du groupe qui dirige le Kamerun et écrase les Kamerunais de misère et d'oppression depuis pratiquement 50 ans, entêtement qui vise à :
  • conserver à tout prix le pouvoir pour continuer la même mauvaise politique anti-populaire
  • toujours développer et même aggraver l'impunité qui a déjà fait tant de mal aux Kamerunais et au Kamerun depuis plus de 30 ans, surtout depuis l'avènement du RDPC et de ses chefs à la tête du Kamerun.
Il est clair, qu'en rendant constitutionnelle l'impunité, ce n'est pas seulement le Président  de la République qu'on veut protéger et il ne sera pas le seul à en profiter. Tous ses principaux collaborateurs et copains, tous les principaux complices du chef, pourront toujours désormais se cacher derrière celui-ci pour prétendre qu'ils sont aussi "non responsables de leurs actes". Car ces actes ont été commis dans l'exercice de fonctions qui leur ont été confiées, par simple délégation, par le seul chef de l'état. Comme ce dernier est non responsable, eux aussi le sont.
 
3. En modifiant, d'ailleurs illégalement, la Constitution qu'ils avaient eux-mêmes imposée au pays en janvier 1996, M. Biya et ses amis et complices ont confirmé cette chose simple à savoir que désormais, ils sont vraiment au bout du rouleau, à court d'imagination, et sans plus le moindre argument. Ils sont désormais inaptes à apporter quoi que ce soit de positif au pays.
 
Mais en faisant cela, et sous des apparences de plus grande force, ils n'ont fait qu'étaler au grand jour leur faiblesse désormais sans fard et irrémédiable. Ainsi, contrairement aux apparences, le dernier coup de force de l'aile ultra du RDPC marque en réalité le début de la fin pour le pouvoir néo-colonial. A la seule et unique condition que les forces qui, dans tout le pays, ont intérêt au Changement Véritable, sachent (et réussissent à) forger les outils du changement.
 
4. Le mouvement de février 2008, et par dessus tout la mobilisation de la jeunesse, puis les massacres de centaines de jeunes qui ont suivi ce mouvement et qui ne sont pas encore terminés, tout cela a mis encore plus à nu la très grande faiblesse des forces politiques qui se réclament (ou qui sont simplement présentées comme) de l'opposition au pouvoir RDPC.
 
Ce mouvement et cette mobilisation ont confirmé particulièrement, que l'UPC n'avait toujours pas réussi à développer sa Reconstruction au point d'être capable de marquer de son empreinte les luttes populaires du temps présent pour le changement démocratique et populaire.
 
Or, seule cette Reconstruction pourra refaire de l'UPC une force centrale du mouvement populaire et démocratique de lutte, une force sans laquelle aucun changement véritable n'est possible ni aujourd'hui ni demain dans notre pays. Cette Reconstruction est de la responsabilité de l'UPC  et de sa Direction. Elle est aussi de la responsabilité de tous les upécistes dignes de ce nom.
 
5. La conclusion majeure que le Bureau du Comité Directeur de l'UPC tire de tout ce constat est la suivante: plus que jamais aujourd'hui, et demain encore plus, le travail de Reconstruction de l'UPC doit se poursuivre, avec toujours plus de dynamisme, d'audace et de persévérance. Ce travail doit se poursuivre dans la fidélité à ce qui a fait, de tout temps depuis 1948, la force historique bien connue de l'UPC et a forgé son immortalité, à savoir : son orientation patriotique sans équivoque, la justesse de ses objectifs populaires et démocratiques pour le pays et le peuple, l'efficacité éprouvée de sa structure d'organisation, le caractère profondément démocratique de son fonctionnement, et, naturellement, le dynamisme militant et l'esprit de sacrifice infatigables de ses membres, avec le rejet à la fois de tout sectarisme et de tous les opportunismes.
 
Le travail de Reconstruction de l'Union des Populations du Cameroun doit, pour cela, s'accélérer et s'approfondir en direction de deux objectifs complémentaires et indissociables :
 
(a)- Le recrutement toujours plus intensif de nouvelles générations d'upécistes parmi les jeunes; la formation politique et militante de milliers de cadres et dirigeants sociaux et politiques parmi ces jeunes, contre vents et marées.
 
(b)- Le rassemblement du maximum d'upécistes des anciennes générations militantes, autour des objectifs mis à jour (parce que c'est nécessaire) de l'UPC (Nouveau Programme), cela en conformité avec ce qui a fait la force historique de l'UPC.
 
6. En se conformant aux orientations prescrites par le Comité Directeur lors de sa 15è session plénière tenue en fin mars 2008, le Bureau du Comité Directeur s'adresse aux camarades upécistes  et à toute la jeunesse kamerunaise. Et il leur dit :
 
- Aux anciens upécistes qui sont toujours prêts à continuer le combat pour le peuple kamerunais et le pays, que la politique de concubinage et de collaboration/soumission au pouvoir RDPC imposée par le néocolonialisme a clairement montré son échec. Aucun replâtrage de cette politique, sous quelque figure qu’il se présente, ne saurait faire illusion.  La seule et unique solution véritablement upéciste à la situation actuelle et qui dure depuis trop longtemps, c'est donc de reconstruire ensemble notre parti pour être prêts à faire face avec succès aux inévitables luttes qui sont désormais ouvertes, et qu'il faudra nécessairement mener contre les cercles les plus réactionnaires et corrompus du RDPC, luttes qui seront sas doute difficiles et décisives pour le changement.
 
- A la jeunesse kamerunaise et aux nouvelles générations d'upécistes: filles et garçons du Kamerun, tout le monde sait très bien, que vous êtes les successeurs des jeunes qui, au moins depuis 1948, ont montré leur courage intrépide et leur dévouement exemplaire pour ce pays. Et vous l'avez encore confirmé en fin février 2008, alors que beaucoup commençaient à désespérer de la jeunesse kamerunaise.
Mais en même temps, votre soulèvement de février 2008 a permis de voir clairement une chose que l'UPC a toujours affirmé, et n'a jamais cessé de pratiquer depuis 60 ans: à savoir que, sans une force politique puissante et solidement organisée, ayant une orientation politique claire, populaire et démocratique, dans laquelle la jeunesse tient toute sa place et exerce sa pleine influence, sans donc cela, aucun changement véritable ne se produira dans notre pays. Et, malgré le courage qui est le vôtre, le risque restera grand, que les luttes finissent, à répétition, en queue de poisson, de nombreuses fois encore.
 
Le Bureau du Comité Directeur de l'UPC, conscient des responsabilités qui sont les siennes, APPELLE avec ardeur, au RASSEMBLEMENT DE TOUS, pour LA RECONSTRUCTION de l'UPC, que des millions de Kamerunais attendent, en tant que force politique capable de conduire le processus de changement réel dans ce pays.  Avec une UPC véritablement reconstruite, même les tracasseries administratives actuelles du pouvoir contre le parti à qui ces gens là doivent l'indépendance dont ils jouissent aujourd'hui et dont ils détournent l'objet initial, deviendront impuissantes, et le RDPC devra avaler ses arrêtés et décrets anti-upécistes: il ne pourra plus rien contre l'UPC.
 
C'est cela que vise le Congrès de l'UPC prévu en Août 2008. Nous poursuivrons la préparation de ce Congrès, dans la voie ainsi tracée, contre vents et marées.
 
RASSEMBLEMENT DES UPECISTES, anciens et nouveaux, et de TOUTE LA JEUNESSE KAMERUNAISE, pour la RECONSTRUCTION DE l'UPC en tant que force de lutte populaire et puissante, CONTRE LA POLITIQUE REACTIONNAIRE DU RDPC corrompu !
 
Tel est notre mot d'ordre, le mot d'ordre des upécistes qui luttent à l'heure actuelle ! Tel est le mot d'ordre que l'UPC propose à la jeunesse kamerunaise de tout le pays.

Douala, le 26 Avril  2008

Pour le Bureau du Comité Directeur de l’UPC

Martin TCHUANYO                  Jean Arthur AWOUMOU
Président de séance                       Secrétaire de Séance


Dr Samuel MACK-KIT                      MOUKOKO PRISO

Président de l’UPC                        Secrétaire Général

BP : 2860    Douala-Cameroun    Tel : 33 43 37 93    Fax : 33 42 86 29    Cell : 99 73 03 84
E-mail :  This e-mail address is being protected from spam bots, you need JavaScript enabled to view it     Site web: http//www.upc-cameroun.org


REDHAC

RESEAU DES DEFENSEURS DES DROITS HUMAINS EN AFRIQUE CENTRALE
ARRESTATION ARBITRAIRE DE 50 ACTIVISTES DU SCNC (SOUTHERN CAMEROON NATIONAL COUNCIL)

DECLARATION


LES FAITS :

Le Réseau des Défenseurs des Droits humains en Afrique Centrale, REDHAC en sigle, vient d’être informé de source digne de foi de l’arrestation le 21 avril 2009 de 50 activistes du Southern Cameroon National Council (SCNC) en réunion.

Au quartier AZERIE NEW CHURCH à Bamenda, le Groupement Mobile d’Intervention N°6 de la ville a fait irruption dans un domicile privé où ils étaient réunis et a arrêté 50 personnes membres de cette organisation. Les responsables de la sécurité intérieure craignaient ou prévenaient une manifestation des activistes et sympathisants du SCNC en faveur de leurs collègues ; Chief Ayambu Ette, Ottun, Ngala Nfor Ngala et 22 autres activistes détenus depuis quelques mois pour « organisation d’une réunion non autorisée » et dont le procès à lieu ce jour (22 avril 2009) au Tribunal de Tiko..

LE REDHAC :
  • Dénonce la violation flagrante du domicile privé d’un citoyen camerounais par les agents de la police ;
  • Dénonce la violation flagrante de la liberté de tenir les réunions
  • Condamne cette arrestation arbitraire dont le but est la restriction de la liberté d’opinion
  • S’indigne de la détention arbitraire de ces activistes qui vise à intimider et à empêcher les citoyens de jouir du droit d’appartenir à une association.
Par conséquent LE REDHAC recommande ce qui suit aux autorités camerounaises :
  • De procéder à la libération immédiate et sans condition aucune des activistes arrêtés et ceux détenus depuis plusieurs mois
  • De garantir l’intégrité physique et psychologique de ces activistes durant leur détention,
  • De mener un plaidoyer en faveur de la sécurité de tous les défenseurs en général et de celle de ces activistes arrêtés en particulier,
  • De se conformer aux dispositions internationales notamment la Déclaration Universelle des droits de l’Homme, partie intégrante de la Constitution du Cameroun.
Fait à Douala, le 22 avril 2009
Le Coordinateur Baudouin KIPAKA, La Secrétaire Chargée du Plaidoyer Maximilienne NGO MBE

Siège : avenue P. Lumumba, n° 89, Quartier Ndendere, Commune d’Ibanda, Ville de Bukavu.
Téléphone : 00243-813201942 / 997093291 E-mail : This e-mail address is being protected from spam bots, you need JavaScript enabled to view it




Déclaration du Bureau du Comité Directeur de l’UPC
RASSEMBLER LES UPECISTES ANCIENS ET NOUVEAUX : Une exigence saine et permanente !

Déclaration du Bureau du Comité Directeur de l’UPC

(Une attitude du Secrétaire Général de l’UPC, Moukoko Priso. Photos UPC 2009)

Le Bureau du Comité Directeur (BCD) de l'UPC, a tenu sa réunion mensuelle le 18 Avril 2009 et une session extraordinaire le 25 Avril 2009, au Siège National du Parti à Douala.

1. Le BCD a été saisi d’une demande initiée par un groupe d’upécistes, en vue d’un imminent congrès unitaire de l’UPC, le 3ème du genre, après ceux de 1991 et 1996.

2. Le BCD a été également informé d’une rencontre préalable que ce groupe a eue avec le MINATD le 09 Avril 2009, sanctionnée par un rapport d’audience au MINATD. La lecture de ce Rapport (le rapport d’audience), laisse voir que le MINATD avoue enfin que l’UPC créée en 1948 est la seule et unique UPC. Ce qui de fait, désigne la « fameuse UPC de 1991 », soi-disant protégée à l’OAPI par un ministre RDPC connu, aujourd’hui limogé, comme une supercherie mise en place de toutes pièces, pour nuire à l’Union des Populations du Cameroun.

3. A PROPOS D’UN « 3ème CONGRES UNITAIRE »

Le BCD de l’UPC :


3.1 Exprime les plus expresses réserves sur la démarche unilatérale engagée par ce groupe d’upécistes, confirmant ainsi le communiqué de presse en date du 1er Mars 2009, signé par le camarade Samuel MACK-KIT, Président de l’UPC.

3.2 Rappelle que l’OAPI n’a pas vocation ni compétence à protéger (breveter) la dénomination des partis politiques mais seulement des marques industrielles, commerciales et scientifiques.

3.3 Affirme qu’une démarche sérieuse et crédible aux yeux du peuple kamerunais, en vue de l’unité des « courants upécistes » aujourd’hui, exige au moins les trois préalables suivants :

3.3.1 Une prise de position claire et publique de tous les intéressés, sur les procès en sorcellerie que KODOCK Frédéric Augustin et ses amis font depuis 1993, à des dirigeants upécistes tels que Michel NDOH, Samuel MACK-KIT et MOUKOKO PRISO, devant la justice.

3.3.2 Le bilan public des alliances et autres manifestations d’allégeance que des groupes d’upécistes ont négociées, appliquées et affichées avec le RDPC, allant jusqu’à la participation à un même gouvernement RDPC, à titre individuel ou collectif.

3.3.3 Le bilan public de l’extraordinaire expérience unitaire de 1996.

Pourquoi ces expériences ont-t-elles échoué ? Il faut que le Peuple kamerunais le sache. Sinon il est fort à craindre qu’une nouvelle escroquerie se prépare !

Le BCD de l’UPC :

3.4 Constate pour s’en étonner, que les Statuts de 1952 constituent une nouvelle fois, l’unique ase de rassemblement proposée, en vue de ce « nouveau congrès unitaire », au mépris des multiples expériences et développements des principes et objectifs de la lutte depuis 1952.

3.5 Confirme et renouvelle la disponibilité de l’ensemble de la Direction de l’UPC, pour poursuivre le rassemblement des upécistes anciens et nouveaux, tel que prescrit dans la Déclaration du 26 Avril 2008 et réaffirmé par le 2è Congrès de la Reconstruction de l’UPC tenu à Douala du 14 au 17 Août 2008. Les initiatives en direction de la « Commission de Stratégie », du « Cercle des Positons » et de la « Coordination des Sections de l’Ouest » témoignent de cette disponibilité.

Ce rassemblement est prescrit par les pères fondateurs de l’UPC, dans la perspective d’un Kamerun débarrassé de la gangrène colonialiste et néocolonialiste qui ronge toujours notre pays et affame les populations démunies et désemparées.
 
3.6 Déclare que le processus de rassemblement ne peut se fonder uniquement sur des besoins électoraux conjoncturels (surtout avec des élections truquées du RDPC), ou des ambitions personnelles à la veille de remaniements ministériels RDPC.

4. A PROPOS DE « L’AVEU » DU MINATD

4.1 Le BCD et tous les upécistes véritablement soucieux de l’avenir du Parti constatent le silence opposé par le gouvernement au rapport d’audience disant que le pouvoir aurait renoncé à sa position défendue par les MINAT successifs. Ce silence constitue un aveu cinglant qui désavoue toute la gestion du dossier UPC depuis 1990. Le but poursuivi par l’administration RDPC et ses alliés était d’immobiliser l’UPC à la porte du retour du multipartisme, dont la revendication a pourtant été portée par l’UPC seule, avec la jeunesse militante, pendant plus de 35 ans, depuis l’assassinat du Président Ernest Ouandié.

4.2 Tout est clair aujourd’hui, même pour les plus sceptiques d’hier. Les procès en sorcellerie intentés contre l’UPC et ses dirigeants, les fameuses « divisions » au sein de l’UPC : tout cela est réduit à néant. L’UPC créée le 10 Avril 1948 est bel bien la seule, il n’y en a pas d’autres.

4.3 Cette clarification donne malheureusement la mesure de la nature foncièrement anti-upéciste et réactionnaire du pouvoir RDPC et ses alliés, la mesure aussi de tout le mépris qu’ils ont pour le peuple kamerunais qu’on veut une nouvelle fois tromper et abuser. Ces gens-là sont prêts à tous les mensonges et à tous les crimes possibles pourvu qu’ils restent au pouvoir ; ceux qui en doutaient encore sont servis. La vérité est là.

4.4 L’UPC prend à témoin toute la nation, l’opinion nationale et internationale, des risques énormes que font ainsi planer sur la sécurité du pays, les milieux conservateurs du RDPC et leurs alliés. Une situation préoccupante qui interpelle avec gravité l’UPC et toute la Jeunesse du pays.

4.5 Après environ 20 ans de tromperies RDPC, la Jeunesse kamerunaise et l’ensemble de notre peuple, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, dans les 10 régions administratives et dans toutes les ethnies, doit se rendre compte que l’immobilisation programmée de l’UPC renvoie toujours à plus tard la résolution du problème kamerunais et la lisibilité sur l’avenir de notre pays.

4.6 L’UPC appelle les jeunes générations à rester vigilantes, à se joindre à la lutte avec l’UPC en pleine reconstruction, avec tous les véritables patriotes kamerunais, afin de barrer la route à l’imposture, à l’arbitraire pour changer le Kamerun.

Fait à Douala, le 25 Avril 2009
Pour le Bureau du Comité Directeur de l’UPC, KINGUE ETOUKE , Jean Arthur AWOUMOU, Dr Samuel MACK-KIT,  MOUKOKO PRISO, Martin TCHUANYO, Louis-Marie MANG III Emmanuel BATOUM, Christine EKOTO EFA, Barnabé Melvin MASSONGO, Guillaume Henri NGNEPI Pierre TACHUM.




MESSAGE  A  LA  JEUNESSE
11  FEVRIER  2009

Docteur Samuel MACK-KIT, Président de l’UPC

Jeunesse Kamerunaise des villes, ders campagnes et de la diaspora,
Garçons et Filles du Kamerun,
Chers jeunes Compatriotes,

En ce début d’année 2009, l’UPC a le plaisir de vous renouveler ses meilleurs vœux de succès, de réussite et de bonne santé.
Les évènements dramatiques de Février 2008 et les innombrables difficultés qui ont émaillé toute l’année 2008, ont montré que vous ne manquez ni de courage, ni d’intelligence, ni d’endurance. Plusieurs d’entre vous ont prouvé que vous êtes les dignes successeurs de tous les jeunes qui se sont battus pour obliger les colonialistes français à reconnaître le droit à l’indépendance de notre pays.
Au mois d’août 2008, l’UPC a tenu un Congrès à Douala au cours duquel elle a adopté son Nouveau Programme intitulé
« Le Kamerun doit changer
Dans une Afrique en marche
Et un monde qui bouge »
Dans son Nouveau Programme, l’UPC constate ce que vous vivez tous les jours et qui n’est pas de nature, ni à favoriser votre épanouissement, ni à vous préparer correctement pour prendre la relève.
Voici un bref rappel de ce constat :
  • Classes surchargées – Locaux vétustes inadaptés et insuffisants – Matériel obsolète
  • Enseignants clochardisés, en nombre insuffisant et sans possibilité de formation continue
  • Enseignement au rabais, mais racket des élèves, étudiants et des parents
  • Oublie total des jeunes de la diaspora
  • Disparition des mots « bourses d’études » dans le vocabulaire du Gouvernement RDPC
  • Chômage endémique des jeunes -  gaspillage fantastique et irresponsable de la matière grise !
Le système qui permet un pareil constat, est mauvais. Il faut le changer.
Les personnes qui prennent des décisions dont l’exécution aboutit à un pareil constat, doivent partir. Il faut les changer.
L’UPC, dans son Nouveau Programme, fait des propositions de solution.
L’une de ces solutions consiste à organiser de « Véritables Etats Généraux de l’Education ».
La composition des participants à ces Etats Généraux sera différente de ce que fait l’Etat RDPC. Elle sera plus large et plus complète, tout en visant l’efficacité. On aura ainsi plus de chances de poser le maximum de problèmes afin d’en trouver ensemble les solutions les plus indiquées.
Mais, au-delà des problèmes et de solutions sectorielles, il faut en fait revenir au problème de notre pays et à sa solution, à savoir :
La mal gouvernance du Gouvernement RDPC appelle comme unique issue, la nécessité d’un « Changement du Kamerun ».
Oui, en effet, « Le Kamerun doit changer ».
Mais ceci ne relève pas seulement de la responsabilité des jeunes. C’est celle de tous les citoyens de notre pays.
Pour obtenir sans violence ce changement, il faut CREDIBILISER les élections. Or, aujourd’hui, des milliers et des milliers de Kamerunais, au premier rang desquels se trouvent les jeunes, n’accordent plus aucune confiance aux élections. C’est une fois de plus, la faute au Gouvernement RDPC qui, à force de fraudes, a rendu inopérant ce mode de changement du personnel politique du pays.
C’est pourquoi, l’UPC appelle à l’adoption d’un Code Electoral Démocratique se situant loin, très loin, de cette pantalonnade d’ELECAM. Ce code doit donner la certitude de la possibilité de gagner ou de perdre les élections aussi bien du côté du Pouvoir actuel que de l’opposition. Ce qui n’est pas le cas avec ELECAM.
Pour cela, nous, jeunes et moins jeunes, devons nous battre pour obliger le Gouvernement RDPC à accepter l’adoption.
Pour ce combat, l’UPC propose le Forum National Démocratique comme lieu de rassemblement et d’organisation de nos forces avant d’affronter le RDPC. Mais, d’autres sites peuvent être proposés et utilisés. L’essentiel, c’est de participer au combat pour le changement.
Chers Jeunes Compatriotes,
Sans attendre, dès maintenant, là où vous êtes, constituez des Comités d’Action pour le Changement afin de changer, aujourd’hui, vos conditions d’existence.
Unissez-vous par centre d’intérêts pour imposer le respect de vos droits.
Vous avez des droits. Défendez-les. Personne ne le fera vraiment comme vous le ferez vous-mêmes.

Ainsi :
« (1) Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à de    bonnes conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage … ».
                Article 23 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme 
« (1) Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
 (2)    L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales… »
                Article 26 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme
Voilà jeunes compatriotes, quelques exemples de vos droits. On vous les cache. Vous devez lutter pour en imposer le respect à tous ceux qui les violent.
Chers Jeunes Compatriotes,
L’UPC vous dit :
« Le Kamerun doit changer
Dans une Afrique en marche
Et un monde qui bouge »
Pour qu’il en soit ainsi, il faut lutter.
Les jeunes ont leur part de responsabilité dans ce combat salvateur pour notre peuple.
L’UPC sera à vos côtés, chaque fois que vous engagerez le combat pour le respect de vos droits.
Pour que le Kamerun change, il faut lutter, lutter encore, lutter toujours, jusqu’à la victoire de la Démocratie et de la Liberté pour notre Peuple.
Vive la Jeunesse Kamerunaise des Villes, des Campagnes et de la Diaspora.
Vive les Garçons et les Filles du Kamerun
NOUS VAINCRONS

Douala, le 10 Février 2009



Ebolowa en deuil : Le day by day des obsèques de Marthe Moumié

 8 janvier 2009 : Marthe Moumié est assassinée dans son domicile a' Ebolowa, chef lieu de la région du sud. La nouvelle fait le tour du monde.cet assassinat de Marthe Moumié rappelle l'assassinat du Président de l'Upc ,Félix Roland Moumié en 1960 par la France de De Gaulle.

13 janvier 2009 : sa fille Hellen Moumié débarque au Kamerun et est accueillie par le président de l'UPC, Samuel Mack Kit, et les camarades Kingue Etouke , Ekotto Christine, Awoumou et l’avocate Nicole Tsanga, dès sa descente d'avion.

14 janvier 2009 : Le lendemain elle est accompagnée à Ebolowa par une Délégation de l'UPC composée de Ekoto Christine, Awoumou Jean Arthur et l'avocat qu'elle a voulu : Me Tsanga Nicole. L'UPC logera Hellen Moumie dans un hôtel d'Ebolowa afin de pouvoir mieux se recueillir comme elle le souhaitait. Hellen Moumié, sa famille paternelle, le chef supérieur des chefs traditionnels du sud Effa René et l'UPC s'activent dans les préparatifs des obsèques. Hellen Moumié s'occupe aussi du volet judiciaire car elle a porté plainte contre l'assassin de sa mère.

30 janvier 2009 : A la levée de corps à la morgue d'Ebolowa, le petit peuple est au rendez-vous. Helen Moumié ne cache pas sa douleur. Elle est entourée entre autres par la forte Délégation de l'UPC. Le cortège funèbre s'ébranle pour Ebom Essawo ,village de Marthe Moumié, à 60 km d'Ebolowa. C'est une piste à peine dégagée que le cortège funèbre emprunte pour arriver à Ebom Essawo vers 17 heures. La forte délégation de l'UPC conduite par Mack kit et Moukoko Priso veillera jusqu'à l'aube avec les habitants du village. Le SG de l'UPC, Moukoko Priso esquissera quelques pas de danse avec les populations comme c'est de coutume en pareilles circonstances.

31 janvier 2009 : le jour de l'inhumation, l'UPC est présente avec ses chefs de file Mack Kit et Moukoko Priso, le gouverneur de la région du sud ,le préfet de la Mvila ,le chef supérieur Effa René sont aussi présents. Le culte est célébré par un pasteur pentecôtiste et un pasteur presbytérien. Le gouverneur via le préfet de la Mvila lira un message de condoléances du chef de l'Etat à Hellen Moumié et à UPC où il loue le combat de libération de l'UPC auquel Marthe Moumié a été active.

A la dernière demeure de Marthe Moumié, sa fille hurle sa douleur en larmes. Elle est soutenue à cet instant par le SG de l'UPC, et par M. Molluh Mekou, le chef de famille paternelle de Hellen Moumie. Les adieux déchirants à Marthe Moumié sont effectués par sa fille, l'UPC et les populations de ce hameau, mais aussi de nombreux proches.

Ö terre du Kamerun, soit lui légère et que sa mémoire nourrisse nos dignes combats pour la justice, le bien-être et la liberté !

Par Jean-Arthur AWOUMOU



COMITÉ DIRECTEUR / STEERING COMMITTEE

Résolution sur la Politique Internationale

La  situation du monde aujourd’hui se caractérise par des complexes de contradictions, des rapports de force, des conflits, que sous-tendent des logiques géopolitiques,  économiques, stratégiques.

 Les enjeux économiques, politiques, sociaux, écologiques, démographiques dominent,  et sont autant de défis à relever. Ils provoquent de profonds bouleversements géopolitiques et une dégradation des conditions de vie d’une grande partie de la population.

Dans ce monde qui bouge, l’Afrique est dans une situation particulière dominée notamment par les aspects suivants :
  1. La plupart des Etats africains ont fait faillite. Cela a entraîné un déclin des sociétés africaines, à l’ombre d’une mondialisation asservissante où la plupart des  groupes dirigeants  sont plutôt occupés à préserver et à promouvoir les intérêts étrangers à la place des intérêts des populations africaines qu’ils maintiennent  dans l’ignorance en les abrutissant pour qu’elles restent toujours taillables et corvéables à merci.
  2. Les conséquences désastreuses de la mondialisation libérale sous la houlette de la Banque Mondiale, du Fond Monétaire International et de l’Organisation Mondiale du Commerce résultent des  diktats qui sont conçus par une petite minorité de puissances. Elles entraînent une grande pauvreté, une misère sans nom, une précarité sans cesse grandissante, une détérioration continue des conditions de vie.
  3. L’augmentation du coût de la vie qui devient de plus en plus insupportable pour les populations africaines.
  4. L’omniprésence des dictatures néocoloniales qui continuent à sévir dans de nombreux pays et sont soutenues activement par certains gouvernements ou lobbies étrangers. Parmi ces derniers, un des plus nocifs en Afrique est ce qu’on appelle la françafrique.
  5. Beaucoup de pouvoirs sur le continent ont mis au point des parades contre l’expression du suffrage universel et ne se maintiennent que par des coups d’états électoraux ou constitutionnels, tentant d’annihiler ainsi tout espoir de démocratie véritable et d’alternance politique réelle.
  6. L’exacerbation de la question des migrations internes et internationales qui interpelle et nécessite une réflexion en profondeur et des actions énergiques et adaptées à la situation des peuples africains.
Face aux inégalités inhérentes à cette situation et qui sont exacerbées par la mondialisation et les bouleversements sociaux qu’elle entraîne, l’Afrique connaît des tensions sociales qui se traduisent de plus en plus  par des manifestations de rues, des émeutes de diverses natures  et autres conflits dus à la difficulté de survivre, au mal vivre des populations et particulièrement d’une jeunesse qui n’entrevoit pas de perspectives d’avenir.

L’Afrique et le monde sont face à une nouvelle donne qui est la résultante d’ une conjonction des mutations économiques, géopolitiques, technologiques et environnementales qui est responsable de grands bouleversements.

La mutation économique a donné lieu à l’émergence de nouvelles puissances.

Nous devons être clairement conscients que l’Afrique est à un tournant de son histoire. Nous devons réfléchir pour faire face à ce tournant, et aller de l’avant vers une société plus juste, plus démocratique.

Face à cette situation, les peuples africains sont condamnés à se battre pour se réaliser, pour sauvegarder l’avenir, protéger leur souveraineté, leur indépendance et leur dignité.

L’Union des Populations du Cameroun a toujours eu une tradition de collaboration, de coopération, de solidarité, militante et fraternelle de lutte avec les organisations qui poursuivent les mêmes objectifs qu’elle dans le monde. Elle a tissé des liens historiques de solidarité avec diverses organisations en Afrique et hors d’Afrique.

Cette tradition s’est traduite de manière concrète  dans le panafricanisme, l’UPC ayant été dès sa fondation une section du Rassemblement Démocratique Africain (RDA).

Face à la nouvelle donne mondiale et à ses conséquences, considérant le processus de domination du capitalisme qui se traduit par un recul permanent des acquis sociaux et la détérioration des conditions de vie des populations partout dans le monde,

Le Congrès de l’UPC, 2ème Congrès de la Reconstruction réuni à Douala du 14 au 17 Août 2008 :
  1. Réaffirme la politique panafricaine et internationale du parti énoncée par UM NYOBE, développée par MOUMIE, OUANDIE et KINGUE Abel, et poursuivie sans relâche depuis 60 ans par les diverses générations d’upécistes.
  2. Réaffirme la nécessité d’une unité politique de l’Afrique, signifiant l’objectif clair de la formation réaliste et audacieuse d’un gouvernement continental d’union.
  3. Demande au Comité Directeur d’initier et de nouer des relations avec les peuples et les militants en Afrique et sur d’autres continents, de développer ces relations, avec des amis de lutte d’hier et d’aujourd’hui et avec des organisations poursuivant les mêmes buts qu’elle.
  4. Lance un appel à tous les partis progressistes d’Afrique, qui sont préoccupés par la situation actuelle de notre continent, par les diverses tentatives de recolonisation de nos peuples, et qui luttent contre les politiques néocoloniales, pour la constitution d’un FORUM PROGRESSISTE PANAFRICAIN contre les politiques néocoloniales, pour l’indépendance véritable, la démocratie, le respect des Droits de l’Homme, la justice sociale et la dignité des Peuples africains.



COMITÉ DIRECTEUR / STEERING COMMITEE

Résolution sur le Forum National Démocratique (FND) et les Comités d’Action pour le Changement (CAC)

Le Congrès  de L' UPC (2ème congrès de la reconstruction) reuni a Douala du 14 au 17 Août 2008

Après avoir entendu le rapport du Comité Directeur sortant, notamment sur le Forum national Démocratique et les Comites d’Action pour le Changement,
  • Considérant que le changement donc le Peuple Kamerunais a besoin et auquel il aspire ardemment, ne pourra se produire qu’a travers l’action décidée
  • Considérant que cette action devra déboucher sur des élections démocratiques, justes, équitables et transparentes ce qui nécessite un Code  Electoral Démocratique et une Commission Electoral National Indépendante (CENI) revendiqués par l’immense majorité des Kamerunais
  1. Approuve l’initiative du Comité Directeur sortant, du lancement d’un Forum National Démocratique (FND) comme étant de nature à permettre une mobilisation populaire de masse pour obtenir enfin de vraies élections démocratiques dans ce pays.   
  2. Demande au Comité Directeur et à tous les Upécistes de développer l’action du Parti et la collaboration avec les autres forces politiques et les autres afin d’avancer vers la mise en place effective du Forum.
  3. Demande au Comité Directeur et à tous les Upécistes de développer l’activité des masses pour les luttes dans les Comités d’ Action pour le Changement (CAC) en veillant à partir des problèmes quotidiens des Kamerunais, de leurs motivations et de leurs aspirations.
 

Useful Links

Photo Gallery
Guestbook

Histoire

UPC
Kamerun
Afrique

Nos Héros

Leaders Photos

Citations

« Aucune force au monde ne peut venir à bout du nationalisme Kamerunais. Et l’UPC qui incarne ce nationalisme, est l’âme immortelle du peuple Kamerunais » ...read more