| Qui était Castor Osende Afana |
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Qui était Castor OSENDE AFANA ? ![]() 1930 – 15 mars 1966 Naissance 1930 : naissance à Ngoksa, près de Saa dans la Lékié Etudes Etudes primaires à la mission catholique de Saa jusqu’à l’obtention du CEPE 1942 : entre au petit séminaire d’Efok 1943 : entre au petit séminaire d’Otélé jusqu’à la fin du cycle secondaire, mais n’a pas le droit de passer le baccalauréat Entre au grand séminaire de Mvolyé pour y poursuivre les études supérieures, mais en est rapidement exclus pour esprit frondeur Prépare seul et passe avec succès en candidat libre, la première partie du baccalauréat 1951 : s’inscrit en classe de philosophie au lycée Général Leclerc de Yaoundé 1952 : prend la tête d’une manifestation des élèves contre le mauvais état de la nourriture servie aux pensionnaires Juin 1952 : succès à la deuxième partie du baccalauréat ; nanti d’une bourse, se rend en France, à Toulouse pour poursuivre des études supérieures à la faculté de droit et des sciences économiques Adhère immédiatement à l’Association des Etudiants Camerounais (AEC) qui deviendra l’Union Nationale des Etudiants du Cameroun (UNEC), puis l’UNEK _ avec K pour Kamerun - où il rejoint Ndongo Diye. Michel Ndoh Yol les y retrouvera en 1954 Mariage et enfants En 1954, de retour en vacances au Cameroun, il épouse Elisabeth Mballa à Yaoundé dont il aura 4 enfants : Joseph Osende, Martin Osende et Alice Osende qui sont jumeaux, Félix Moumié Osende Vie militante hors d’Afrique Dès 1954, il représente l’AEC à la Fédération des Etudiants d’Afrique Noire en France (FEANF) 1955 : Osende Afana, Ndongo Diyé et Ndoh Yol mettent en place le comité de base de l’UPC à Toulouse Après les massacres de mai 1955 au Cameroun, le comité de base de Toulouse et la section de l’AEC de Toulouse multiplient protestations et pétitions et mobilisent l’opinion française et internationale 1956 : devient Vice-président de la FEANF et Directeur de publication de « L’Etudiant d’Afrique Noire », organe d’expression de la FEANF dont le siège a été transféré à Toulouse à l’initiative de Albert Tevodjéré, précédent Directeur de publication, lequel a ensuite cédé aux pressions et intimidations de la police. Surnommé affectueusement « Le Pape des Etudiants ». Février 1957, délégué aux Nations Unies au nom des étudiants upécistes pour réclamer la réunification et l’indépendance du Cameroun L’Etat français supprime sa bourse d’études à titre de représailles Il quitte Toulouse pour Paris ; est élu Trésorier Général de la FEANF Il est le premier docteur en sciences économiques de l’Afrique Noire sous domination française. En Afrique 1958 : quitte clandestinement la France pour rejoindre la Direction de l’UPC au Caire. Il représente l’UPC au Secrétariat Permanent Afro-Asiatique (SPAA) au Caire. Il anime un émission radiophonique « La Voix du Cameroun », malheureusement non audible au Cameroun. Après l’assassinat de Félix Roland Moumié en novembre 1960, Osende Afana accuse Abel Kingue et Ernest Ouandié d’incapacité et se pose en successeur du Secrétaire Général ou du Président de l’UPC. 13 septembre 1962, élu membre du Comité Révolutionnaire par la première Assemblée Populaire sous maquis, mais s’interroge sur les circonstances de la constitution de cette nouvelle direction, s’en désolidarise et, en compagnie de Ndeh Ntumazah et de Abel Kingue, mène campagne contre elle. 25 avril 1963, démis de ses fonctions de membre du Comité Révolutionnaire par la seconde Assemblée Populaire sous maquis en compagnie de Abel Kingué en raison de divergences politiques graves. Au Cameroun 1963 : s’installe au Congo Brazzaville où il encadre les jeunes et entreprend discrètement le travail de conscientisation des masses dans les régions frontalières de sud-est du Cameroun avec le soutien de la Chine, de Ernesto Che Guevara et d’une partie du gouvernement congolais de Brazzaville. Septembre 1964 : constitue une Direction parallèle au Comité Révolutionnaire baptisée Bureau du Comité Directeur Provisoire (BCDP). Décès 1965 : ouverture du Front Est dans la région de Moloundou, en compagnie de Henri Hogbe Nlénd et de Fosso François entre autres. 15 Mars 1966 : Trahi, il est capturé par l’ennemi, exécuté et mutilé ; sa tête sanglante est apportée à Ahidjo par hélicoptère, au moment où sa thèse de doctorat en sciences économiques intitulée « L’Economie de l’Ouest africain : Perspective de Développement » est publiée à Paris aux Editions François Maspéro. Son second, Hogbe Nlénd s’enfuit avec les documents et les fonds du Front-Est et se met sous la protection de l’Etat français. |