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UNION DES POPULATIONS DU CAMEROUN (UPC) Le Kamerun doit ChangerDans une Afrique en marcheet un Monde qui bougeProgramme 2008 de l'UPC Adopté par le Congrès de l'UPC réuni à Douala du 14 au 17 Août 2008
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La Fondation de l’UPC et sa signification 1. En adoptant le nom de « Union des Populations du Cameroun », les fondateurs avaient clairement en vue plusieurs choses : Primo, aucune partie du peuple ni du pays, quelle qu’elle soit, ne pouvait, seule, réussir à chasser les colonialistes, réaliser l’unité du pays et offrir aux Kamerunais de meilleures conditions de vie. D’où la nécessité d’une Union des Populations, c’est-à-dire de TOUTES les populations, du Cameroun. Secundo, aucune partie du peuple ni du pays, aucune tribu, aucune alliance de quelques tribus ou de régions, quelle qu’elle soit, ne pouvait s’arroger la lutte à engager ni s’attribuer l’exclusivité des mérites dans cette lutte. Cela ne veut nullement dire qu’il ne fallait pas et qu’il ne faut pas reconnaître à tel ou tel, individu ou groupe, les éventuels mérites qui sont les siens. L’Union du maximum de Kamerunaises et de Kamerunais autour des objectifs et dans la lutte, est donc une condition d’une importance stratégique et fondamentale pour la victoire. Aujourd’hui encore, en 2008. Mais évidemment, comme l’a fait remarquer Ruben Um Nyobe à de nombreuses reprises, cette importance de « l’Union de tous » ne signifie pas, et ne peut pas signifier, que même ceux qui ne luttent pas pour les objectifs définis, ont leur place dans l’UPC ; et plus encore, ont le droit d’y faire la loi, sous le prétexte que « l’UPC est un Mouvement et non pas un parti politique ». 2. En engageant la lutte anti-colonialiste, pour les objectifs résumés en 3 points au paragraphe 1 ci-dessus, les fondateurs de l’UPC et les dizaines de milliers de patriotes, femmes et hommes qui choisirent de lutter, ne donnaient pas leurs vies pour que quelques Noirs (quelques centaines ou quelques milliers de Noirs) prennent « les places des Blancs », et mettent en place un système social en tous points semblable au système colonial. Un système où seule la forme de la domination aurait changé. Un système qui ne serait qu’une nouvelle forme du colonialisme, un nouveau colonialisme : le néocolonialisme. Or, chaque Kamerunais sait très bien que c’est ce à quoi nous assistons depuis 1960. C’est la raison pour laquelle les Kamerunais des milieux populaires appellent les nouvelles « élites » politiques et économiques « les blancs, les nouveaux blancs », etc. Cette appellation est un signe clair que, aux yeux du peuple, finalement et au fond, seule la couleur de la peau de ceux qui dominent a changé depuis 1960. Et cela est vrai. 3. L’indépendance telle que la voulait le peuple et telle que la voyaient les fondateurs de l’UPC n’a pas encore été obtenue. Notre pays est toujours et encore soumis aux ordres de forces et de pays étrangers. Le Kamerun reste un pays très dépendant, trop dépendant. Mais, si de très nombreux Kamerunais voient bien et disent clairement cela, il y a aussi quelques uns qui disent ne pas voir cela, et prétendent le contraire. Ces derniers traitent les premiers de « radicaux et extrémistes ». La réunification de notre pays n’est toujours pas réalisée comme le voulait le Peuple et comme la voyaient les fondateurs de l’UPC. La preuve de ceci a plusieurs aspects : non seulement dans les manifestations de plusieurs compatriotes de certaines régions, notamment du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, mais encore dans l’incapacité notoire du pays, jusqu’ici, à concevoir des politiques vraiment nationales. Des politiques qui nous permettent vraiment de dépasser le double héritage colonial anglo-français : langue de communication et de culture, système éducatif, médias, etc. L’élévation du standard de vie, du niveau de vie du Peuple, est devenue exactement un abaissement du niveau de vie. Car ceux qui sont assez âgés savent bien qu’en moyenne et en termes de qualité de la vie, le Kamerunais, pour l’écrasante majorité, vit moins bien en 2008 qu’en 1980 ; et encore moins bien qu’en 1960. Mais dans le même temps, quelques centaines ou milliers de personnes tout au plus, vivent avec des milliards volés dans les caisses communes (de l’Etat), directement ou indirectement. Et ces individus font cela avec arrogance et dans l’impunité totale. 4. Il est donc clair, que les problèmes essentiels pour la résolution desquels l’UPC a été créée en 1948, n’ont pas encore été vraiment résolus. Or, voici une sorte de loi de l’histoire humaine : dans toutes les sociétés humaines, un instrument créé pour servir à résoudre un problème donné ne disparaît jamais aussi longtemps que ce problème n’a pas été résolu. C’est pourquoi l’UPC ne disparaîtra pas, aussi longtemps que l’ensemble des problèmes qui ont conduit à sa création n’aura pas trouvé de réponses adéquates, c’est-à-dire des réponses conformes aux attentes et aux intérêts du Peuple Kamerunais, Même si, comme le proposent de nombreux compatriotes que nous savons de bonne foi (et sans parler de ceux qui ne le sont peut-être pas), même si l’UPC changeait de nom, une nouvelle organisation qui la remplacerait, n’aurait évidemment de sens que si elle se fixait pour tâche et buts la tâche et les buts, clairs et explicites, de poursuivre l’œuvre et les objectifs de l’UPC, à partir du point jusqu’où celle-ci les a amenés, pour aller jusqu’à leur réalisation complète, c’est-à-dire jusqu’à la victoire de notre peuple et de notre pays. Mettre l’Ancien à jour pour Produire le Nouveau 5. Mais le Kamerun de 2008 n’est plus tout à fait celui de 1948, ni même celui de 1960, 1975 ou 1980. En 2008, le Kamerun a environ 20 millions d’habitants (en comptant comme il le faut le million qui vivent à l’étranger), contre à peine 4 millions en 1960. Et, selon les données officielles, 10,5 à 11 millions en 1987. Si, comme on l’admet, plus de la moitié de la population a moins de 25 ans, cela veut dire qu’en 2008, un kamerunais sur deux n’était pas né en 1982, et encore moins en 1975, 1960. Le pays de 2008 est donc « un pays profondément autre, profondément différent, et profondément nouveau » dans sa composition humaine, et même dans sa vision du monde et des choses. C’est la raison pour laquelle l’UPC veut mettre à jour son ancien projet de société, ses propositions au Peuple Kamerunais, afin de produire le Nouveau : elle veut et elle doit adapter le Passé pour produire le Futur. Cela, l’UPC l’a d’ailleurs toujours fait. Dès 1957-59, elle a commencé à adapter son projet politique, économique et social. Car elle avait compris que les colonialistes avaient un contre-projet : le contre projet colonialiste consistait à remplacer leur système par le néo-colonialisme. Le néo-colonialisme, c’est un système où une petite minorité de « colons à la peau noire » remplacent simplement les « colons à la peau blanche » et, en complicité avec les colons d’hier, continuent à dominer, exploiter et écraser les millions de Kamerunais, comme sous le colonialisme direct. Encore en 1980-82, l’UPC a continué ce travail d’adaptation de son projet de société. Puis aussi en 1990-91. Et à nouveau en 1996 lors de son 2è congrès unitaire tenu à Yaoundé du 12 au 16 Septembre. Mais de 1955 à 1991, et même après, le pouvoir en place empêchait et tente encore d’empêcher l’UPC de s’adresser ouvertement, directement et à grande échelle au Peuple Kamerunais, et plus particulièrement à la jeunesse. Si bien que tout ce travail de mise à jour n’a pas toujours été suffisamment porté à la connaissance du Peuple Kamerunais. Aujourd’hui, les choses se présentent différemment. A l’occasion solennelle de ses 60 ans, sur une grande échelle et dans tout le pays, l’UPC va présenter aux 20 millions de Kamerunais, son Nouveau Manifeste Politique, son Nouveau Projet de Société, pour les années qui commencent et qui viennent. Ce sont les nouvelles propositions de l’UPC autour desquelles notre Parti appelle nos compatriotes à se rassembler par millions pour lutter, afin de construire un Kamerun réellement Nouveau, Démocratique et de justice sociale. Ce Nouveau Manifeste Politique est intitulé : « Le Kamerun doit changer, dans une Afrique en marche et un Monde qui bouge ». Il se veut simplement une mise à jour en 2008 du Projet upéciste de 1948, afin d’apporter des réponses de 2008 aux problèmes des Kamerunais de 2008. Tout comme le projet de 1948 s’efforçait d’apporter des réponses de 1948 aux problèmes des kamerunais de 1948, le projet upéciste d'aujourd'hui veut apporter des réponses aux besoins actuels de nos compatriotes: logement, santé, école, etc... 6. Cette mise à jour est absolument nécessaire, non seulement pour les raisons internes au Kamerun données au paragraphe 6 ci-dessus, mais aussi parce que le Kamerun n’est ni seul ni isolé dans le monde : il est intégré dans une Afrique qui évolue, même si cette évolution est très lente ; et dans un Monde qui bouge constamment, et qui bouge plutôt très vite. Dans ce contexte africain et mondial, en perpétuelles mutations, le Kamerun doit changer s’il veut vraiment survivre. Le Monde et l’Afrique en 2008 Le Monde dans lequel nous vivons en 2008 est fondamentalement organisé de telle sorte qu’un petit nombre de pays, dits riches et développés (encore appelés « le Nord », même quand ils sont à l’Est ou au Nord-Ouest pour nous au Kamerun), continuent de s’enrichir encore et toujours. Et, en contrepartie, l’écrasante majorité des pays, dits pauvres, très pauvres ou sous-développés, en voie de développement (encore appelés « le Sud », même quand ils sont à l’Est, à l’Ouest, au Sud-Est ou au Sud-Ouest pour certains pays), continuent de s’appauvrir toujours et encore, sans d’ailleurs « se développer ». Cette organisation spéciale du Monde a pour matrice génératrice le système économique qui domine à l’échelle mondiale, et qui veut imposer ses lois et ses buts au monde entier, à tous ceux (pays, peuples et nations) qui ne savent pas, ou qui ne veulent pas, s’organiser pour se défendre et défendre leurs intérêts. Ce système économique, vieux au moins depuis la Traite des Nègres, revêt aujourd’hui, en 2008, la forme particulière appelée « la Mondialisation ». Et cette mondialisation, on tente de l’imposer partout. Ce système vise à organiser le monde entier autour des seuls intérêts des pays dits riches et développés ; les pauvres n’ont qu’à obéir aux ordres. L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) est l’une des armes juridique, politique et économique des forces de la mondialisation. La mission de l’OMC est de mettre en pratique l’idéologie du « libre échange intégral, toutes frontières ouvertes » (libre circulation des capitaux, des biens et des services, et libre circulation des hommes du Nord vers le Sud mais pas du Sud vers le Nord), qui ne sert que les intérêts des pays dits développés. Le Monde actuel, tel qu’il est organisé et tel qu’il fonctionne, n’est qu’une montagne d’injustices sur tous les plans. Et les Peuples qui vivent dans une misère de plus en plus profonde, ont LE DROIT et LE DEVOIR de se révolter contre cet ordre mondial injuste. C’est le cas des Peuples Africains et, en particulier, du Peuple Kamerunais. Ils ont le droit et le devoir de s’organiser et de lutter pour défendre leurs intérêts. 7. Aujourd’hui, en 2008, ce qui empêche les Peuples Africains de se révolter et de lutter efficacement contre ces montagnes d’injustices afin de construire des sociétés meilleures et plus justes, ce sont leurs divisions, leur éparpillement, et leur grande faiblesse d'organisation. Pourtant, dès le début des luttes contre le colonialisme, à partir de 1945, la nécessité et l’urgence d’une unité étaient apparues très clairement à tous les vrais nationalistes africains. Déjà en 1914, les patriotes kamerunais de l’époque avaient compris cela, comme en témoignent les tentatives de contacts entre des patriotes comme Duala Manga, Njoya et d’autres. Puisque l’adversaire colonialiste était le même et facile à identifier, puisque les objectifs d’indépendance semblaient eux aussi être les mêmes, tout semblait clair pour s’unir. Malheureusement, en 2008, soit 45 ans après la Conférence réunie en mai 1963 à Adis Abéba et qui fonda l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), l’Afrique paie encore cash le prix énorme, du refus que la majorité des chefs d’états présents à cette rencontre opposèrent aux idées avancées par le Président d’alors du Ghana, Kwame Nkrumah. Celui-ci avait proposé et fortement défendu l’idée selon laquelle il fallait passer à la formation immédiate d’un Gouvernement Africain, Continental, d’Union. Il expliquait que, seul un tel gouvernement pouvait créer les conditions d’un progrès rapide de l’Afrique et de ses Peuples, et en même constituer un signal fort adressé aux Peuples Noirs de la diaspora pour qu’ils contribuent aux progrès de la Mère Afrique. Il disait que tout autre chemin, au mieux, prendrait beaucoup trop de temps, et nous ferait peut-être purement et simplement reculer. Tous les autres chefs d’états refusèrent ces idées, car chacun préférait être « Président ou Roi » d’un pays de 5-10 millions d’habitants pour pouvoir tranquillement « manger sa part », au lieu d’être « simple vice-ministre » d’une Afrique de 500 millions d’habitants, riche, forte, prospère et respectée dans le Monde parce que unie et puissante. Aujourd’hui encore, 45 ans après, et malgré l’expérience de l’Histoire qui a totalement donné raison à Kwame Nkrumah, on voit toujours des chefs d’états faire tout et tout, pour refuser l’unité politique de nos pays africains. Or, l'un des plus grands maux dont souffre aujourd’hui l’Afrique, c’est son morcellement en plus de 50 « Etats indépendants et souverains ». Des états qui pour certains, sont tellement « souverains » que, incapables souvent de payer leurs fonctionnaires 12 mois par an, sont obligés de mendier l’aide y compris en vendant leur souveraineté au plus offrant, à ceux là même qui vivent en pillant les richesses de l’Afrique jour et nuit. Il est bizarre de constater que ceux-là même qui conseillent en douce aux chefs d’états africains de tout faire pour éviter une unité politique de l’Afrique, se démènent comme de petits diables, chaque jour et douze mois par an, pour unifier même petit à petit leurs continents à eux, afin de constituer une force valable sur la scène mondiale. Puisque certains chefs d’états africains, parmi lesquels celui du Kamerun, ne comprennent pas cela, il faut conclure qu’ils font exprès et ne veulent pas ou ne peuvent pas comprendre. Et en tirer les conséquences. 8. Aujourd’hui, aucun peuple au monde ne peut être maître chez lui, s’il ne prend pas quelques distances avec l’organisation injuste actuelle du monde ; s’il se soumet sans aucune réserve sérieuse aux lois et pratiques cyniques de la prétendue « communauté internationale », qui en réalité, est réduite à une petite minorité de pays. Aucun Peuple Africain et aucun pays d’Afrique ne peut redevenir maître de son présent et de son avenir, engager en profondeur sa marche vers une vie vraiment meilleure, s’il tente de le faire seul. Tous les Peuples et tous les pays d’Afrique doivent se mettre résolument et réellement ensemble. Aujourd’hui et demain, bien plus encore qu’hier, « l’Afrique doit s’unir » est le seul mot d’ordre pouvant assurer la victoire réelle de tous et de chacun. A condition que ce soit l’unité réelle c’est-à-dire celle qui va jusqu’à l’unité politique. Et non pas seulement une « unité » qui se limite à d’incessantes et pompeuses rencontres de dirigeants, dont chacune coûte des dizaines d’années de revenus de plusieurs millions de paysans, d’ouvriers, de « bayam-sellam » et de sauveteurs africains sans rien rapporter à ces gens du peuple. Ce sont là les raisons pour lesquelles le Nouveau Programme Politique de l’UPC, qui se veut une mise à jour du Projet Politique et des objectifs historiques de notre parti, qui est élaboré et proposé au Peuple Kamerunais à l’occasion du 60è anniversaire de l’Union des Populations du Cameroun, est conçu pour intégrer pleinement la dimension panafricaine du combat upéciste. Car cette dimension est ce qui a fait de l’UPC la « Section Kamerunaise du Rassemblement Démocratique Africain (RDA) ». C’est elle qui fit de Ruben Um Nyobe, l’immortel Secrétaire Général de l’UPC dès 1948, un Vice-Président du RDA dès 1949. C’est encore elle qui fit que l’intrépide docteur Félix Roland Moumié , Président de l’UPC dès 1952 fut, dès 1958, au coude à coude avec l’inoubliable Premier Ministre Congolais Patrice Emery Lumumba, jusqu’à leurs assassinats couplés à deux mois et demie d’intervalle (novembre 1960-janvier 1961). C’est toujours elle qui présida aux rencontres fraternelles et militantes d’Ernest Ouandié et Nelson Mandela, en 1961. C’est encore elle qui a toujours inspiré la politique panafricaine de l’UPC jusqu’à ce jour. 1. LE KAMERUN AUJOURD’HUI : 13 Grands Problèmes, 13 Défis Majeurs qui minent notre pays Le Kamerun en 2008 est un pays très malade, qui va mal et même très mal. C’est un pays en crise profonde, une crise aux dimensions et facettes multiples. La situation de ce pays malade peut être résumée en 13 problèmes fondamentaux, 13 gros problèmes qui sont autant de défis majeurs qui minent le Kamerun. Ces problèmes doivent être résolus si l’on veut un vrai changement dans ce pays. 1.1. Le Problème National n’est toujours pas résolu : l’indépendance nationale reste constamment bradée ; la réunification est toujours fragile ; et l’unité du pays négligée et même sabotée. 1.2. La gouvernance est mauvaise, l'Etat hypercentralisé, la démocratie absente, et la corruption omniprésente et impunie. 1.3. Il n’y a pas d’économie nationale cohérente, et les richesses nationales sont bradées et pillées ; les inégalités sociales s’aggravent, et la misère se généralise dans le peuple. 1.4. La politique de l’emploi est inexistante, et la formation professionnelle est pratiquement nulle. 1.5. La santé du Peuple est négligée. 1.6. La protection civile est inexistante (accidents de la circulation, catastrophes naturelles, etc...) ; le peuple est abandonné à lui-même sur ce plan ; et les forces de l'ordre sont instrumentalisées. 1.7. L’éducation nationale et la formation des jeunes sont sabotées ; la recherche est négligée et oubliée ; la jeunesse et son avenir sont sacrifiés. 1.8. La femme kamerunaise est toujours méprisée. 1.9. Les cultures nationales sont bafouées et profondément méprisées. 1.10. Les sports, les loisirs et le tourisme de masse sont négligés. 1.11. Le déséquilibre entre la campagne et les villes est flagrant et s'agrave, comme le montrent l'état de négligence des zones rurales et en conséquence leur abandon par la jeunesse, ainsi qu' une urbanisation anarchique. 1.12. La non prise en compte des exigences en matière d'environnement et d'écologie est notoire, d'où de graves problèmes d'hygiène publique, de santé, et de destruction de notre patrimoine naturel. 1.13. Le Kamerun est inexistant sur la scène africaine, et sa contribution à l’unité africaine est très faible. Avant d’avancer les propositions de l’UPC comme réponses patriotiques, démocratiques et populaires à ces 13 Problèmes, il est très important de bien comprendre le sens profond de ces défis majeurs. C'est pourquoi il faut les développer un peu. 1.1. Le Problème National : Indépendance, réunification, tribalisme, unité du pays Si un Peuple ignore son histoire, s’il n’a plus de passé, alors on peut lui faire accepter n’importe quel présent et il n’a plus aucun futur conscient. 1.1.1. Les conditions dans lesquelles l’indépendance du Kamerun a été proclamée le 1er Janvier 1960 ont été telles, que ce ne fut pas l’indépendance pour laquelle des centaines de milliers de nos compatriotes ont donné leurs vies. Une grosse combine avait été montée par les colonialistes. Elle consistait à donner le pouvoir à ceux de nos compatriotes qui, jusqu’au 13 Septembre 1958, avaient même été contre l’indépendance, et étaient soumis aux colonialistes. C’est pourquoi ces Kamerunais ignorent ce qu’a coûté l’indépendance et sont donc incapables de la protéger et de la défendre. Ils passent leur temps à la vendre jour et nuit. On se souvient d’un Président du Cameroun déclarant qu’il était un élève d’un président étranger. La plupart des décisions importantes concernant le Kamerun sont encore prises hors du pays, au lieu d’être prises à Yaoundé. Et elles sont prises selon des intérêts étrangers, au lieu d’être prises en fonction des intérêts du Kamerun et des Kamerunais. 1.1.2. La réunification ne satisfait pas tout le monde. Et cela est une cause de discordes permanentes. Le tribalisme, qui divise le peuple, étant encouragé et vanté ouvertement, l’unité du pays reste largement un leurre, un slogan creux. 1.1.3. Des évènements fréquents rappellent que les frontières du pays ne sont pas efficacement protégées. 1.2. La mauvaise gouvernance, l’absence de démocratie, et la corruption généralisée 1.2.1. La mauvaise gouvernance se manifeste dans le non respect de plusieurs règles de base pour une direction acceptable dans un pays moderne. Même les lois votées et promulguées par le pouvoir RDPC lui-même, sont constamment bafouées. Le meilleur exemple en est la Constitution votée et promulguée en janvier 1996 : plusieurs de ses articles sont violées chaque jour, y compris par le Président lui-même (article 66 par exemple, sur les biens des gens qui assument de hautes fonctions publiques ou qui gèrent les fonds publics). De même, à aucun niveau, le pouvoir n’écoute personne ; il ne demande aucun avis, il ne souffre aucun avis contraire ; il déclare à tout vent que l’Etat est souverain. Pour le pouvoir du RDPC, le peuple n’a rien à dire ; il n’a qu’à subir et en silence. La modification de la Constitution de 1996 en avril 2008 par une Assemblée à la solde du pouvoir, en est une claire illustration. 1.2.2. L’absence de démocratie se voit dans le fait que ce n’est pas l’avis de la majorité qui prévaut. Le problème de la démocratie au Kamerun sous le néocolonialisme se pose à plusieurs niveaux qu’il faut bien voir. 1.2.2.1. Il y a le niveau que tout le monde voit, ou peut, ou veut, voir : c’est l’absence d’élections véritables, un pouvoir exécutif omnipotent, un état qui se déclare souverain en toute chose, l’unique source de vérités et de bonnes idées. Hors du pouvoir et de l’Etat,il n’y a rien. 1.2.2.2. Il y a aussi un autre niveau, plus profond même, celui de la pratique effective du pouvoir: là, en permanence, le pouvoir favorise des minorités de nantis face aux majorités de non nantis. 1.2.2.3. Il y a également le problème que pose le statut de la chefferie traditionnelle, que le pouvoir veut exploiter avec démagogie dans une perspective conservatrice. 1.2.3. La corruption. Si le pouvoir RDPC ne réussit pas à vaincre la corruption et les détournements de fonds publics, alors qu’en 1980 déjà au congrès de l’UNC à Bafoussam il dénonçait lui-même ce fléau, c’est sans doute tout simplement qu’il ne peut pas les vaincre. Et il ne peut pas vaincre la corruption parce qu’il engendre lui-même la corruption de façon congénitale. En effet, le parti unique engendre le clientélisme ; et le clientélisme engendre la corruption. Puis l’impunité des corrompus et des corrupteurs développe et maintient cette corruption. C’est la boucle qui est ainsi bouclée. Si on ajoute la misère au clientélisme, on obtient la corruption à un niveau difficile à décrire. En 1983, donc 3 ans après le congrès UNC qui, en 1980, dénonçait déjà les détournements de fonds publics, les Kamerunais étonnés entendaient le nouveau chef de l’UNC dire qu’il n’avait aucune preuve ; qu’il suffisait de lui donner des preuves pour qu’il sanctionne. Depuis, soit 25 ans après, il a eu des preuves, mais il laisse toujours des tas de voleurs se promener en toute impunité et narguer les Kamerunais. La corruption est désormais partout : elle est dans les bureaux administratifs, sur les routes, mais aussi dans les hôpitaux et les dispensaires ; elle est dans les écoles, les collèges et les lycées, dans les universités. Si quelqu’un est non corrompu, il est considéré comme le plus idiot des idiots. La corruption est dans les têtes ; elle est dans les cerveaux; elle est pratiquement devenue une manière convenable et acceptable de vivre. 1.3. Economie Nationale ; richesses nationales ; Inégalités sociales et Misère du Peuple ; dette. 1.3.1. Près de 50 ans après l’indépendance, aucun des éléments qui caractérisent une économie nationale d’un pays indépendant n’est visible au Kamerun. 1.3.1.1. Il n’y a pas de monnaie propre, ni au plan kamerunais, ni à un plan panafricain même régional. 1.3.1.2. La structure économique nationale n'est pas assez intégrée pour former un tout cohérent. 1.3.1.3. Il n’existe aucun plan cohérent ni aucune perspective cohérente dignes de ce nom en vue d’une industrialisation du pays. 1.3.1.4. Il n’existe pas de plan ni de perspective sérieuse pour sortir notre agriculture, notre élevage et la pêche du pays, de leur situation assez archaïque, afin de développer la production de façon accélérée dans ces trois domaines de base de notre économie. 1.3.1.5. Il n’existe pas de plan ni de perspective pour développer à une grande échelle les infrastructures de transports et de communication (routes, chemins de fer, voies aériennes, voies fluviales) afin de désenclaver de nombreuses zones et des centaines de villages de tout le pays, sur tous les plans (économique, humain, culturel, politique, etc). 1.3.1.6. Il n’y a aucune politique cohérente et vigoureuse de protection des terres, des forêts, des cours d’eau, de la faune et de la flore. 1.3.1.7. L’essentiel de l’économie du pays est encore dans des mains étrangères ou s’apprête à y retomber par des privatisations désordonnées. C'est une économie encore essentiellement tournée vers la satisfaction de besoins extra-nationaux. 1.3.2. La politique de soumission totale au Fonds Monétaire International (FMI) et à la Banque Mondiale (BM) a entraîné la quasi-suppression du secteur public, le bradage à des groupes étrangers des entreprises nationales qui avaient souvent été créées grâce aux fonds publics, fruit du dur travail de tous les Kamerunais, vendues ou louées, souvent à des prix ridicules, mais pour permettre à des personnages corrompues du RDPC de toucher des commissions juteuses. Ainsi, en 2008, la presque totalité des plus importantes entreprises industrielles ou agro-industrielles du Kamerun sont aux mains de sociétés étrangères : Alucam, Brasseries du Cameroun, Camrail, Del Monte, SPM et SPNP (bananes), etc. 1.3.3. Des secteurs stratégiques, comme l’énergie (SONEL) et l’eau (SNEC) ont été ou vont être donnés à des sociétés étrangères pour rien. Sans d’ailleurs que ça fonctionne mieux ; au contraire. Avec la Sonel donnée aux étrangers, quelle politique nationale d’industrialisation du pays est encore possible ? Avec la Snec donnée, comment les Kamerunais vont-ils faire ensuite pour trouver de l’eau potable ? 1.3.4. Les inégalités sociales se sont aggravées depuis 1960, et cela a encore empiré depuis 1982 avec l’arrivée de M. Biya et son groupe à la direction suprême du pays. Ces inégalités, qui ne cessent de s'agraver, se creusent par le biais d’un capitalisme de la combine et du vol permanent, à divers niveaux. Des fonctionnaires dont le salaire permettrait juste de vivre avec leur famille, s’enrichissent à grande vitesse et deviennent millionnaires et même milliardaires en un tour de main. Grâce à diverses combines et à la corruption. Dans le même temps, les revenus des salariés sont bloqués depuis pratiquement 15 ans, spécialement ceux de plusieurs catégories de fonctionnaires comme les enseignants. 1.3.5. Dans ce contexte, la misère de larges secteurs populaires a atteint un niveau si élevé, que le pouvoir et ses amis ont été obligés de lancer des campagnes d’une prétendue « lutte contre la pauvreté ». L’échec de ces campagnes ne fait de doute pour personne de sérieux dans le pays. 1.3.6. Le régime néocolonial (UNC-RDPC) a lourdement endetté le Kamerun, sans que cet endettement contribue au développement du pays, et à l'amélioration des conditions de vie du Peuple Kamerunais. Au contraire, les populations, qui n'ont pourtant pas profité de cet endettement, sont pressurées pour rembourser la dette. Car les revenus obtenus grâce aux efforts des Kamerunais, en particulier grâce à la vente des produits agricoles et miniers, sont largement consacrés au remboursement de la dette. C'est cet endettement qui a conduit notre pays à la situation honteuse de l'initiative PPTE-R 1.3.7. Il n'y a pas de politique sociale efficace mise en oeuvre pour une protection sociale et familiale, ni une politique d'accès au logement, à la santé, à la retraite, ou de prise en charge des handicapés et d'indemnisation du chômage, 1.4. L’emploi et la formation professionnelle Puisqu’il n’y a pas de politique économique nationale cohérente, donc pas de liaison cohérente entre le développement économique et la formation professionnelle, il en résulte qu’il n’existe pas non plus une vraie politique cohérente de l’emploi. La formation professionnelle se fait en effet au petit bonheur la chance. L’enseignement professionnel et technique ne forme pas du tout des travailleurs et spécialistes en nombre suffisant, et selon un plan qui permettrait de répondre à des besoins de l’économie et de la société en général. Mais même le petit nombre formé a du mal à trouver un emploi. Autrement dit, l’étroitesse de l’économie a pour conséquence l’étroitesse du marché de l’emploi, laquelle à son tour entraîne pour des centaines de milliers de jeunes un chômage à vie Quand ils s’engagent dans l’informel qui leur est conseillé pour survivre, ce qui les enferme dans une vie profondément aléatoire, leurs initiatives ont fortement tendance à échouer rapidement à cause, en plus, du statut peu incitatif de ce genre d’activités. Dans ces conditions, le Fonds National pour l’Emploi (FNE) ressemble fortement à un gadget. 1.5. L’Education Nationale et la Formation initiale des jeunes sont sabotées 1.5.1. Près de 50 ans après l’indépendance, il n’existe toujours pas de système éducatif national véritable, et le pays vit encore sous le double système anglo-français hérité du colonialisme. 1.5.2. De ce fait, la politique d’éducation nationale est profondément incohérente. D’ailleurs, près de 10 ministères différents s’occupent de la formation des jeunes : actuellement, on compte le Minedub, Minesec, Minesup, Minjeunesse, Minsanté, Minagri, Minélevage, Minpost, Mintransport, Minfop, etc… 1.5.3. Le système éducatif accorde une importance excessive, quasi-exclusive à l’enseignement théorique dit général, et néglige l’enseignement pratique dit technique, considéré à tort, comme réservé à « ceux qui ont échoué ». 1.5.4. Dans tous les cas, la dégradation du système est continue et notée par tous les observateurs lucides. 1.5.5. L’insuffisance en infrastructures et en personnel qualifié à tous les niveaux est criarde. 1.5.6. La situation des enseignants est en profonde dégradation, ce qui n’attire plus de jeunes ayant de grandes capacités dans ce métier. 1.5.7. L’inadéquation du système éducatif avec l’économie, l’emploi et la société en général est aussi criarde. Il n’y a pas de plan véritable de formation qui soit en cohérence avec l’économie, l’emploi, et la vie en général dans la société. 1.5.8. Le système éducatif apparaît comme piloté à vue, sans aucune vision en perspective. 1.5.9. La corruption a envahi le système éducatif pratiquement à tous les niveaux. 1.5.10. De plus en plus, le système affiche un caractère de classe, et il tend à reproduire la structure de classe de la société. 1.5.11. L’ingérence de forces étrangères dans la définition des objectifs et des critères de gestion du système éducatif kamerunais est de plus en plus grossière. 1.5.12. Le fait que l'Histoire véritable du pays soit exclue de l'enseignement ntrave l'éclosion et l'épanouissement d'une véritable conscience patriotique et nationale. 1.6. La Santé du Peuple est négligée 1.6.1. Les hôpitaux, dispensaires et centres de santé sont en général dans un état déplorable. 1.6.2. L’insuffisance des infrastructures est notoire. 1.6.3. Le manque de personnel qualifié est criard. 1.6.4. La grande masse du peuple kamerunais ne bénéficie d’aucune protection sociale. 1.6.5. Il n’y a aucune protection véritable du patrimoine pharmaceutique national (plantes médicinales) face aux grandes industries pharmaceutiques mondiales. 1.6.6. La politique de la médecine traditionnelle est incohérente et inefficace. 1.6.7. La politique générale de santé affiche aussi un caractère de classe notoire : une santé pour riches, et une autre santé pour pauvres. 1.6.8. En plus, dans les structures de santé où le personnel médical devrait être au service des malades, on relève fréquemment des comportement qui ne respectent plus du tout, ni la déontologie, ni l'éthique médicales; pire, certains comportements frisent le criminel. 1.7. La Femme kamerunaise est toujours méprisée, surexploitée, dominée, et son statut de citoyen inférieur maintenu et même aggravé. 1.7.1. Le Code de la Famille reste inégalitaire, discriminatoire à l’égard des femmes. 1.7.2. Les principaux centres de décision politique sont totalement sous le contrôle des hommes. 1.7.3. La culture dominante reste totalement sous les schémas chauvins anti-femmes. Les femmes sont victimes de violences, et de traditions et pratiques rétrogrades. 1.7.4. La formation des jeunes, à tous les niveaux, ne permet pas une réelle promotion des filles et des femmes, et elle n’encourage pas les jeunes filles à se sentir pleinement capables de s'assumer et de réaliser de grandes choses. 1.8. Les Cultures Nationales et tout le Patrimoine culturel national sont bafoués et non protégés 1.8.1. La vision et la manière dont sont abordées les cultures nationales sont quasi-exclusivement « tribalisantes » et ouvrent très peu de réelles perspectives nationales. 1.8.2. Le problème d’une langue nègre de communication reste entier. Il est purement et simplement escamoté, au profit d’un prétendu « bilinguisme » sans queue ni tête. 1.8.3. Les problèmes de l'art et des artistes sont négligés. 1.8.4. Le patrimoine culturel du pays est négligé (sites, monuments, lieux de rencontres, personnalités, etc). 1.8.5. Les soi-disant « lycées bilingues » du RDPC sont un fiasco. 1.9. Les Sports et les Loisirs sont sabotés 1.9.1. La seule philosophie du sport au Kamerun depuis 1960 semble être : le football est roi, surtout parce qu’il permet de détourner l'attention du peuple loin des problèmes majeurs du pays. Toute la politique du sport semble orientée par cette philosophie. Et ce ce point de vue, on peut dire que l'exploitation que le pouvoir fait du football a transformé ce sport en opium du peuple. 1.9.2. Le désordre, la corruption et la combine sont généralisés dans la plupart des organismes chargés de gérer le sport. 1.9.3. Les humiliations et actes de maltraitance sont constants, contre les sportifs kamerunais à l’occasion notamment des compétitions internationales. 1.9.4. Il n’y a aucune politique réelle des loisirs, et notamment en ce qui concerne le tourisme de masse qui pourrait pourtant être un outil efficace d’intégration nationale à travers une meilleure connaissance du pays et de ses divers peuples et cultures (tourisme individuel et de groupes des adultes ; colonies de vacances pour les jeunes organisées par des organismes gouvernementaux ou des collectivités locales) 1.10. Déséquilibre entre villes et campagnes, et entre les régions du pays 1.10.1. Les choix de la politique économique conduisent à d'énormes disparités dans les conditions de vie entre la ville et la campagne, et poussent à la disparition dans les campagnes, de plusieurs activités qui autrefois contribuaient à faire exister la vie dans les villages. 1.10.2. Il en résulte un exode rural massif, notamment des jeunes qui pensent trouver de meilleures conditions de vie dans les villes. 1.10.3. L'afflux des centaines de milliers de gens vers les villes, surtout sans aucune politique sérieuse pour les accueillir, conduit à une urbanisation désordonnée; et les villes deviennent quasiment invivables, avec toutes sortes de nuisances et une absence d'hygiène et de sécurité notoire. 1.11. Non prise en compte des problèmes d'environnement et d'écologie 1.11.1. L'environnement dans notre pays se dégrade dangereusement; les espaces naturels ne sont pas assez protégés. 1.11.2. Les cours d'eau sont de plus en plus ensablés et engorgés par des déchets de toutes sortes, sans que cela émeuve le pouvoir RDPC qui semble ne rien comprendre à cela 1.11.3. Le pillage sauvage des forêts kamerunaises met en danger l'existence même des communautés qui vivent dans ce milieu, en particulier la communauté des Pygmées. Cela conduit à la destruction de nombreuses espèces animales et sylvicoles, ce qui constitue une grave menace contre l'écosystème. 1.11.4. Les parcs naturels ne sont pas vraiment protégés contre les activités des braconniers et des safaris de luxe. 1.11.5. De nombreux sites (des bords de cours d'eau ou à risques) ne sont pas protégés contre les appétits immobiliers sauvages. 1.11.6. Concernant l'environnement, il est clair qu'il y a un manque d'expertise fiable dans l'élaboration de la plupart des projets. Et tout cela confirme qu'il n'y a aucune perspective de développement durable pour notre pays, par le pouvoir RDPC. 1.12. La Protection Civile est inexistante; les forces de l'ordre instrumentalisées 1.12.1. Les catastrophes naturelles sont légions, et la seule réponse à cela est constamment une improvisation inefficace. 1.12.2. Les accidents de circulation sont fréquents, et expriment que les routes kamerunaises sont des champs de mort pour le peuple. 1.12.3. Les forces de l'ordre ne sont pas occupées à leurs missions naturelles de protection des frontières du pays, et de veille sur une paix juste entre citoyens. 1.13. L’absence du Kamerun sur la scène panafricaine est notoire et déplorable 1.13.1. La faillite des organismes comme l’OUA, l’UDEAC et d’autres semblables, est notoire. Elle confirme que la diversion organisée au début des indépendances en 1958-1963 contre la nécessité d’une unité politique de l’Afrique, a totalement échoué. 1.13.2. L’échec grossier de l’UDEAC, dans laquelle le Kamerun avait pourtant eu une position intéressante à plusieurs points de vue, a démontré que les tenants du néocolonialisme ne pouvaient rien apporter de bon à notre pays et à l’Afrique. 1.13.3. L’évolution de la CEMAC, quand on la compare à ce qui se passe en Afrique de l’Ouest, atteste que le Kamerun, qui aurait pu jouer un rôle positif dans cette zone , est encore plus néocolonisé parmi les néocolonisés. 1.13.4. La diplomatie presque constamment somnambulesque et buissonnière du pouvoir RDPC sur la scène africaine, nuit fortement à l’image de notre pays et, en même temps, lui ferme des portes qui ne demandent qu’à s’ouvrir pour nouer des relations diplomatiques et politiques intéressantes en vue de promouvoir son développement économique et social. 1.13.5. Même le double héritage colonial anglo-français, qui aurait pu permettre à une diplomatie kamerunaise dynamique et indépendante, de contribuer sérieusement à la marche en avant de l’Afrique, en jetant des ponts de compréhension et de coopération entre divers pays africains n'est pas utilisé dans ce sens. Au lieu de cela, cet héritage n’est utilisé de temps en temps que pour des objectifs et des initiatives démagogiques de politique intérieure. |