| Tribune Libre |
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APPEL AUX KAMERUNAIS ET AUX KAMERUNAISES Vous en conviendrez avec nous que notre existence, jusque dans ses aspects les plus intimes, est concernée par la politique. Quand bien même nous prétendons pour des motifs religieux, scientifiques, économiques ou autres, que la politique ne nous concerne pas, quand bien même nous ne désirons nous en mêler, la politique s’occupe de nous et nous détermine dans nos choix et nos actes. Actuellement, d’une manière générale ou d’une autre, tous nous subissons, directement ou indirectement, gravement ou légèrement, la politique désastreuse menée aujourd’hui au Kamerun. Car ce qui règne aujourd’hui dans notre pays, c’est tout simplement l’incohérence. Les tenants du pouvoir dans ce pays peuvent-ils vraiment créer une situation politique et sociale normale ? Plus personne ne s’y trompe. La négligence des dirigeants, leur mépris volontaire ou inconscient des intérêts nationaux, sont prouvés par une multitude de faits. Vous en avez fait le constat, vous-mêmes ! Il y a chez ceux qui gouvernent aujourd’hui le Kamerun, deux préoccupations majeures :
Or le spectacle qu’ils ont donné et qu’ils donnent au kamerun, reste des plus avilissant, outrageant et écœurant. Ils ont fait du Kamerun, un pays qui fait pitié. Ces derniers temps, ils ont fait de lui l’objet de la grande dérision : Corruption, Protocole de tests de SIDA sans contrôle sur de jeunes Kamerunaises, Engagements complaisants avec le FMI… Il est donc important et même très urgent que la situation déplorable dans laquelle a été plongé le Kamerun cesse. Le salut du Kamerun ne saurait provenir de ceux-là mêmes qui font son malheur. Le salut du Kamerun doit être entre les mains des hommes et des femmes qui veulent être libres : libres pour eux-mêmes et libres pour tout le peuple Kamerunais ; des hommes et des femmes qui veulent faire un bon usage et une saine gestion des richesses existantes du pays. Au nom de ce que nous avons de plus cher au monde : nos enfants, nos parents ; au nom de la patrie, notre patrie, notre terre chérie, rappelons-nous toujours que nous sommes tous et toutes les fils et les filles du Kamerun. Si la souffrance pouvait servir à quelque chose, pourquoi ne peut-elle pas nous apprendre la nécessité de la révolte ? Le secret de la fraternité large et haute, pour une action libératrice ? Quelque soit notre situation : politique, économique, sociale, ne pensons-nous pas qu’il serait bon, et qu’il serait vraiment nécessaire, qu’un homme ou une femme, soit d’abord citoyen de son pays avant de devenir citoyen du monde ? La neutralité, l’indifférence, l’apolitisme sont pour certains très commodes. Mais n’oublions pas qu’ils conduisent à préférer la politique du statut quo. Ainsi nous faisons appel :
A tous ceux et celles là nous disons, rejoignez l’Union des Populations Camerounaises (UPC), l’âme immortelle du peuple Kamerunais. En effet, devenir upéciste, c’est accepter d’être confronté à la problématique de la libération humaine en général, de la libération de l’Afrique notamment, de la libération du Kamerun en particulier. Etre upéciste, c’est constamment se demander quelles libertés faut-il préserver ? Quelles libertés conquérir ? Et s’interroger régulièrement quel peut être son apport personnel et comment s’organiser pour préserver, hâter et réaliser ces conquêtes ? Devenir upéciste, ce n’est pas seulement s’engager dans un processus de la pratique sociale que constitue l’appartenance à un parti politique de libération nationale, surtout en matière de souveraineté et de libertés politiques, c’est avant tout un idéal de société à construire : une société juste et conviviale. Etre upéciste, c’est se battre pour que la richesse de notre pays ne soit pas bradée, et faire en sorte qu’elle profite à tous les kamerunais et kamerunaises. Etre upéciste, c’est plus modestement accepter d’être dans le processus de la pratique sociale, un élément de force qui contribue à l’organisation théorique et pratique de la lutte de libération nationale. Etre upéciste, c’est militer concrètement et véritablement pour l’unité de l’Afrique. Que chaque individualité soit libre de comprendre le sens du monde et de construire sa propre existence ne devrait pas empêcher la nécessité prioritaire de l’organisation ! Choisir d’être upéciste c’est s’engager à être dans la pratique, la critique de l’ordre malfaisant qui domine et oppresse par essence. Chaque adhérent pourrait bien se dire – et tout ce qui domine dans la société l’y porte -, ma voix compte si peu ou peut-être plus juste : « je dispose de si peu de temps à y consacrer ». Il n’en reste pas moins vrai que, si faible soit sa voix, ou quoique puisse lui paraître inexistante la portée de sa participation, dès lors qu’il apporte sa pierre à l’analyse critique des faits et des actions politiques et qu’il participe à en poser d’autres, ce sont là des petits pas qui comptent infiniment pour l’avenir de notre pays. Les évènements historiques en définitive, n’ont pas en eux-même de signification objective. Il appartient par conséquent aux hommes et femmes, acteurs historiques – compte tenu de leur position économique et sociale, de leur volonté de prendre part à la lutte de libération -, d’en constituer le sens. Aux hommes et aux femmes associés et organisés, rien d’impossible ! |